Vous vous demandez combien vous pouvez gagner avec un contrat intérimaire et comment anticiper vos futurs revenus ? Cet article explique en détail votre rémunération en intérim, du brut de l’heure jusqu’aux indemnités de fin de mission. Découvrez les moyennes par secteur pour bien évaluer votre salaire intérim en 2026.

Comment calculer son salaire en intérim facilement
Pour calculer votre salaire en intérim, il suffit d’une formule simple : multipliez le taux horaire par le nombre d’heures effectuées dans le mois. En 2026, le montant du SMIC est fixé à 12,02 € brut. Pour un salarié travaillant 35 heures par semaine, cela équivaut à un salaire mensuel brut de 1 823 €, sans compter d’éventuelles indemnités.
Du taux horaire au salaire brut mensuel
Le taux horaire constitue la base de votre rémunération en intérim. Il ne peut être inférieur au SMIC brut en vigueur, soit 12,02 € en 2026. Consultez notre article sur le SMIC minimum salaire pour suivre les évolutions annuelles.
Pour un même niveau de compétences, vous percevez la même rémunération qu’un employé permanent. En effectuant 151,67 heures mensuelles, le calcul du salaire est simple : 12,02 € multiplié par 151,67, soit 1 823,03 € brut avant toute indemnité.
| Durée hebdomadaire | Heures mensuelles | Salaire brut mensuel (SMIC 2026) |
| 35 heures | 151,67 heures | 1 823,03 € |
| 39 heures | 169,07 heures | 2 033,23 € |
| 40 heures | 173,33 heures | 2 084,16 € |
Convertir son brut en net en intérim
Pour passer du brut au net, il faut retrancher environ 22 à 24 % de charges sociales du montant total. Avec un salaire brut de 1 823,03 €, l’intérimaire reçoit ainsi près de 1 443 € net. Cela s’applique de la même manière quelle que soit la région de travail.
Votre agence d’intérim s’occupe de toutes les formalités administratives et établit votre paie en intérim. Le versement a généralement lieu autour du 12 du mois suivant, après validation de votre volume d’heures. Vous pouvez également demander un acompte correspondant à 80 % de votre net mensuel si vous avez travaillé au moins dix heures.
La mutuelle devient obligatoire après 414 heures cumulées sur l’année. L’agence prend en charge la moitié de la cotisation, l’autre moitié étant déduite de votre salaire. Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée à la mutuelle intérimaire obligatoire.
Heures supplémentaires et majorations à connaître
Les heures supplémentaires peuvent sensiblement augmenter vos revenus. Entre la 36ᵉ et la 43ᵉ heure, une indemnité de 25 % s’applique. Au-delà de 43 heures, la majoration passe à 50 %, ce qui améliore nettement votre salaire final.
- Majoration 25 % (36ᵉ à 43ᵉ heure) : À 15,03 € brut, ce taux accroît votre salaire mensuel si vous dépassez le temps habituel de travail.
- Majoration 50 % (au-delà 43ᵉ heure) : Facturée 18,03 € brut, cette heure supplémentaire améliore considérablement vos revenus lors de périodes intenses.
- Prime de nuit (15 à 25 %) : Les missions nocturnes donnent droit à une prime de 15 à 25 %, voire davantage selon les conventions.
- Travail 5×8 (20 % entre 22 h et 5 h) : Ces horaires spécifiques offrent un bonus de 20 % et un repos compensateur après 270 heures de nuit.
Certains secteurs offrent aussi des indemnités spécifiques pour la pénibilité, le froid ou les repas. Ces primes viennent compléter votre salaire en intérim et peuvent représenter un complément appréciable.
IFM et indemnité de fin de mission dans le salaire
L’indemnité de fin de mission (IFM) et l’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) sont des indemnités spécifiques essentielles. Ces primes majorent votre rémunération brute de 21 % par rapport à un salarié classique. Chaque montant s’ajoute à votre salaire brut en fin de mission.

Comment l’IFM gonfle votre salaire total
Cette prime de précarité de 10 % est versée au terme de chaque contrat. Pour un smic brut mensuel de 1 823,03 €, l’indemnité atteint 182,30 €. Cette indemnité fin de mission augmente directement votre paie en intérim.
- Calcul simple de l’IFM : Vous recevez automatiquement 10 % du salaire global à la fin du contrat, sans démarche à effectuer.
- Obligatoire sauf exceptions : L’IFM intérimaire n’est versée que si votre mission se termine normalement, sauf en cas d’embauche en CDI dans l’entreprise ou de faute grave.
- Exemple concret au smic 35h : Avec un smic classique, le salaire intérim atteint 2 005,33 € brut.
- Cumul avec les heures supplémentaires : Les heures supplémentaires augmentent également cette indemnité de fin de contrat, car elle se calcule proportionnellement au revenu brut total.
Avec un salaire de base plus élevé, par exemple 1 988 € brut, la prime atteint 198,80 €. Ainsi, chaque heure supplémentaire travaillée augmente logiquement vos revenus.
Ajoutée au salaire mensuel brut, cette indemnité représente un bonus dont ne dispose pas un salarié classique. Ce système rend le statut intérimaire financièrement plus intéressant à court terme.
ICCP et primes selon la convention collective
L’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) équivaut à 10 % du total incluant le salaire de base et l’indemnité compensatrice de fin de mission. Pour bien calculer votre gain final, vous devez impérativement cumuler tous ces éléments. L’ICCP atteint alors 200,53 € pour un revenu de base, portant le total à 2 205,86 € brut.
- Calcul de l’ICCP : Elle correspond à 10 % de la rémunération brute incluant l’indemnité fin de mission.
- Compensation des congés non pris : Cette indemnité remplace simplement les jours de repos que vous n’avez pas pu prendre pendant votre mission.
- Exemple complet au smic : Le cumul total du salaire, de l’IFM et de l’ICCP donne 2 205,86 € bruts versés à la fin du mois.
- Primes supplémentaires selon le secteur : Des indemnités comme le panier repas ou les majorations pour travail de nuit augmentent encore ce montant total.
Pour un salaire de base plus élevé, le total peut frôler 2 450 € bruts par mois. Cette augmentation globale de 21 % rend le travail en intérim très compétitif comparé aux contrats traditionnels.
CDI intérimaire et différences sur la rémunération
En CDI intérimaire, la structure de la rémunération change complètement : il n’y a plus ni indemnité de fin de mission ni indemnité compensatrice de congés payés. En revanche, un salaire minimum est garanti chaque mois, même si vous n’êtes pas en mission.
Ce contrat spécifique peut durer jusqu’à 36 mois et offre une véritable stabilité. C’est une solution idéale pour sécuriser votre avenir tout en conservant une certaine flexibilité au quotidien.
Combien gagne-t-on vraiment selon les métiers
Votre salaire en intérim dépend principalement de votre métier et de la région où vous travaillez. Par exemple, un développeur informatique gagne souvent bien plus qu’un commis de cuisine payé au SMIC. Les secteurs spécialisés comme l’ingénierie ou la finance offrent généralement de meilleures rémunérations que les emplois tertiaires plus généraux.
Salaire en intérim dans l’industrie et le BTP
Savoir combien on gagne en intérim dans le bâtiment est étroitement lié à votre niveau de qualification. Un manutentionnaire débutant est payé au SMIC brut à l’heure, mais peut voir son salaire augmenter avec des certifications spécifiques. Les métiers exposés à des conditions difficiles bénéficient souvent de primes de pénibilité, ce qui améliore nettement la rémunération.
- Commis de cuisine : Environ 13 € brut par heure. L’indemnité de fin de mission (IFM) et l’indemnité compensatrice de congés payés (ICCP) viennent s’y ajouter pour une rémunération totale plus attractive.
- Manutentionnaire qualifié : Peut gagner régulièrement plus de 2 200 € par mois. Diverses primes augmentent son salaire intérimaire global.
- Plaquiste ou carreleur : Le salaire de base tourne autour de 2 500 € par mois. Des indemnités liées aux conditions climatiques ou à la pénibilité viennent souvent gonfler ce montant.
- Ouvrier qualifié BTP : Le tarif horaire varie selon la spécialité. Une indemnité de transport complète fréquemment le salaire de l’intérimaire.
L’industrie et le BTP proposent généralement des missions plus longues et relativement stables. On trouve une forte concentration d’offres en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes. Fin 2025, la France comptait près de 700 000 travailleurs sous ce statut flexible.
Rémunération des profils IT, finance et tertiaire
Le salaire intérimaire par métier est particulièrement élevé dans les secteurs de l’informatique et de la finance. Un bon développeur peut ainsi percevoir une rémunération mensuelle très confortable. Ces conditions avantageuses s’expliquent par une forte demande pour des profils souvent rares sur le marché.
- Développeur full-stack : Peut facturer jusqu’à 34 € brut de l’heure. C’est l’une des fonctions les plus rentables dans le secteur technologique.
- Technicien support IT : Ce métier constitue une excellente porte d’entrée dans le secteur. Son tarif horaire offre une base solide pour démarrer une carrière.
- Gestionnaire de paie : Ce profil est très recherché dans le tertiaire. La rémunération annuelle brute dépasse souvent les 40 000 € en région parisienne.
- Comptable général : Il s’agit d’une des professions les plus lucratives en finance. Les revenus varient cependant sensiblement entre Paris et la province.
Ce salaire moyen en intérim dépasse nettement le SMIC. Les écarts géographiques restent prononcés pour ces différents métiers. Travailler en région parisienne garantit souvent des revenus plus élevés pour compenser le coût de la vie local.
Foire aux questions
Quel est le salaire net moyen en intérim ?
Le montant de votre salaire d’intérimaire dépend de votre taux à l’heure et du temps effectivement travaillé. Sur la base d’un smic brut à 12,02 € par heure, vous percevez environ 1 443 € net par mois, hors indemnités. Après ajout de l’indemnité de fin de mission (IFM) et de l’indemnité de congés payés (ICCP), la rémunération brute globale franchit généralement le cap des 2 200 € mensuels.
Cela équivaut à un revenu net d’environ 1 730 €, dépassant ainsi largement le niveau d’un smic standard en CDI. Pour les profils qualifiés, notamment dans la finance ou l’informatique, les revenus mensuels nets peuvent être bien plus élevés. Un bon développeur peut ainsi gagner jusqu’à 4 000 € net mensuels grâce à ses différentes missions.
Gagne-t-on vraiment plus en intérim qu’en CDI ?
À très court terme, l’intérim offre souvent une rémunération brute plus attractive qu’un poste équivalent en CDI, notamment grâce aux primes de fin de mission qui majorent le salaire de 21 %. Cependant, cet avantage financier peut s’estomper lors des périodes d’inactivité sans mission.
Contrairement au CDI, qui garantit une paie régulière, l’intérim concentre vos revenus sur certaines périodes. Ce mode de travail convient particulièrement aux personnes flexibles recherchant un gain rapide, tandis que le CDI demeure idéal pour ceux qui privilégient une stabilité professionnelle complète.
Quels métiers payent le mieux en intérim ?
L’informatique et la finance sont deux secteurs où l’on gagne particulièrement bien sa vie en tant qu’intérimaire. Les développeurs et les comptables généraux peuvent ainsi espérer des revenus annuels très attractifs. Le bâtiment rémunère également très bien ses artisans qualifiés.
Un électricien ou un plaquiste peut facilement percevoir jusqu’à 3 500 € brut, primes de pénibilité incluses. En revanche, dans la restauration ou la logistique, le smic reste souvent la norme. À noter aussi : travailler en Île-de-France augmente généralement la rémunération de 10 à 15 %.